Loi néerlandaise sur la surveillance des bureaux de fiducie
Conformément à la loi néerlandaise sur la surveillance des trusts, le service suivant est considéré comme un service fiduciaire : la fourniture d'un domicile à une personne morale ou à une entreprise en combinaison avec la fourniture de services supplémentaires. Ces services supplémentaires peuvent consister, entre autres, à fournir des conseils juridiques, à s'occuper des déclarations fiscales et à effectuer des activités liées à l'établissement, à l'évaluation ou à l'audit des comptes annuels ou à la conduite de l'administration des affaires.
En pratique, la domiciliation et les services complémentaires sont souvent dissociés ; ces services ne sont pas fournis par le même intervenant. L’intervenant qui fournit les services complémentaires met le client en relation avec l’intervenant qui assure la domiciliation, et inversement. De ce fait, aucun des deux prestataires n’est soumis à la loi néerlandaise sur la surveillance des bureaux de fiducie.
Toutefois, un mémorandum d'amendement du 6 juin 2018 a proposé d'interdire cette séparation des services. Cette interdiction implique que les prestataires de services prouvent un service de confiance conformément à la loi néerlandaise sur la surveillance des offices de fiducie lorsqu'ils fournissent des services visant à la fois la fourniture de domicile et la fourniture de services supplémentaires. Sans autorisation, un prestataire de services n'est donc plus autorisé à fournir des services supplémentaires et à mettre ensuite le client en contact avec une partie qui fournit un domicile.
De plus, un prestataire de services non agréé ne peut agir comme intermédiaire en mettant un client en relation avec différents organismes susceptibles de fournir une domiciliation ou des services complémentaires. Le projet de loi modifiant la loi néerlandaise sur la surveillance des bureaux de fiducie est actuellement examiné par le Sénat. Son adoption aura des conséquences majeures pour de nombreuses entreprises, qui devront solliciter un agrément au titre de cette loi pour poursuivre leurs activités.



